Dans le but de promouvoir la saga « Les Ames libres » que j’ai écrit, j’ai répondu à une interview que je vous propose de découvrir ci-dessous. Bonne lecture ! 🙂

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

« Je m’appelle Pierre, j’ai 25 ans et j’habite à Ajaccio en Corse. Depuis toujours je suis passionné par le monde de la TV et des médias. Il y a presque 14 ans, j’ai créé un site de fans sur la série de France 3, Plus belle la vie. J’ai alors été repéré par la presse écrite avant d’être engagé par Télé 7 Jours, Télé Star ou encore Télé Loisirs. J’ai adoré ces expériences sur le numérique et sur le papier mais mon envie réelle est de travailler à la télévision, notamment sur des fictions françaises qui ont le vent en poupe et sur de l’animation ».

C’est donc pour cette raison que vous avez écrit la saga « Les Âmes libres » ?

« Exactement ! 🙂 Je travaille depuis l’âge de 12 ans sur la communication de Plus belle la vie sur le digital. C’est la plus belle des écoles. C’est une excellente formation car il faut produire du contenu vite et bien. Cette aventure me permet depuis tant d’années d’apprendre de nombreuses choses que ça soit au niveau de l’écriture, de la réalisation ou encore de la communication. J’ai donc voulu me servir de toutes ces connaissances pour écrire une saga, « Les Âmes libres » qui, je l’espère, sera produite un jour. J’ai tellement envie de vous la faire découvrir ».

Comment est né ce projet de saga ?

« Pendant plusieurs mois, j’ai réfléchi à l’histoire que j’avais envie de traiter et surtout à la meilleure façon de la mettre en scène. En mai 2016, une fois que j’avais toutes les idées en tête, j’ai commencé à écrire seul jusqu’à la fin de l’année. Puis j’ai contacté Johana Gustawsson, une amie fabuleuse, qui a écrit le roman « On se retrouvera » de Laetitia Milot (Mélanie de Plus belle la vie, que je connais depuis 13 ans) adapté en juin 2015 devant 7 millions de téléspectateurs sur TF1 (30,1 % de part d’audience) pour qu’elle me donne son avis et apporte des modifications si besoin. N’étant pas disponible pour gérer le projet (elle avait plusieurs bouquins en cours d’écriture) elle m’a mis en relation avec Eric Martzloff en qui elle a confiance et qui serait selon elle la meilleure personne pour bosser sur « Les Âmes libres ». Nous avons fait connaissance, échangé par téléphone et via internet. Il a tout de suite compris le projet et mes envies. Le contact est passé et nous avons repris pendant quelques semaines la trame à zéro. Il a apporté un regard nouveau sur l’intrigue et a eu de superbes idées. C’était une chouette collaboration et elle va continuer pour ce projet en cas de succès 🙂 Actuellement, Eric Martzloff écrit tous les dialogues. Il fait un travail remarquable. Je lui dois vraiment beaucoup. C’est humainement quelqu’un de très sympathique et professionnel. J’ai la meilleure personne pour m’aider sur ce projet. J’ai une confiance totalement en lui ».

Quelle est l’histoire des « Âmes libres » ?

« Il s’agit d’une saga de 6 épisodes de 52 minutes avec beaucoup de suspens. Elle est centrée sur le personnage de Thomas, un jeune gay qui a été obligé de se marier avec une femme pour faire plaisir à ses proches et reprendre les affaires familiales. Lorsqu’il tombe amoureux de Christophe, un quinquagénaire, il ne parvient plus à tricher et sa soeur, Eva, découvre ce qu’il cache. Au fil des épisodes, sa famille fait tout pour l’éloigner de lui. Thomas vit alors une véritable descente aux enfers. Surtout qu’il est papa d’un petit garçon de 4 ans, Evan, qu’il a terriblement peur de perdre. Alors arrivera-t-il enfin à être lui-même ? Il va devoir affronter les préjugés et ces idéologies radicales afin de vivre ce qu’il est et non ce qu’on veut qu’il soit. Et croyez-moi, ça ne va vraiment pas être simple ».

Comment les épisodes sont-ils construits ?

« Avant même le début de l’écriture, j’ai gardé en tête le mot « suspens ». Mon envie était de proposer une série riche en rebondissements et avec de l’action. Je ne voulais pas quelque chose de lent. Chaque épisode se termine par un cliffhanger (c’est à dire une fin ouverte qui provoque une forte attente chez les téléspectateurs et qui laisse un personnage dans une situation difficile, voire périlleuse). Dans le premier épisode, l’histoire est mise en place. On découvre les personnages, leurs liens, le contexte, les décors et l’homosexualité du personnage central : Thomas. Dans les suivants, nous suivons sa descente aux enfers, son coming-out qui tourne au drame ou encore l’évolution de son histoire avec Christophe. Va-t-il pouvoir enfin vivre une relation amoureuse solide avec un homme ? Comment sa femme et sa famille vont-ils réagir en apprenant qu’il est gay ? Qui seront ses alliés et ses ennemis ? La seule chose que je peux vous dire, c’est : méfiez-vous, les apparences sont parfois trompeuses… ».

Pourquoi avoir eu envie de mettre l’homosexualité au coeur de cette histoire ?

« Je suis moi-même gay et j’ai une chance incroyable d’être accepté comme je suis. Je n’ai jamais eu de reproches ni de clashs au moment de mon coming-out. Tout s’est très bien passé ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Je sais qu’il y a encore des tabous à briser et que des gens n’osent pas avouer leur homosexualité par peur de se faire rejeter. J’ai donc eu envie de parler de ce sujet qui est en plein dans l’actualité dans ma saga pour montrer qu’à l’heure actuelle le combat pour s’assumer est encore difficile mais qu’il ne faut rien lâcher ».

Outre l’homosexualité, y’a-t-il d’autres thèmes que vous abordez dans « Les Âmes libres » ?

« Oui, il y a la parentalité. Je voulais absolument que le personnage de Thomas ait un petit garçon de 4 ans pour évoquer un lien ultra fusionnel entre un père et son fils. Je trouve que c’est fabuleux d’être proche de son enfant et de partager le maximum de choses avec lui. J’espère d’ailleurs devenir papa un jour. Comme c’est le cas pour Thomas, mon petit serait ma priorité. Ce sera notre point commun ».

Quels sont vos points communs et différents avec le personnage de Thomas ?

« En écrivant l’histoire, je voulais absolument que Thomas soit à l’opposé de moi. Je trouve qu’il est plus intéressant de jouer un personnage qui est aux antipodes de soi. Mais il y a quand même des points communs entre nous deux : Il y a la sincérité, la fragilité, la combativité et peut-être parfois la tristesse. Sans oublier que comme lui, j’ai un petit faible pour les hommes plus âgés que moi. 🙂 Par contre, comparé à lui, ça aurait été impossible pour moi de tricher sur ma sexualité. Je me suis toujours dit qu’il fallait assumer ce qu’on est sans mentir aux autres quitte à aller au clash. Je pense aussi au fait que Thomas est introverti alors que dans ma vie je suis tout l’inverse. Je vais vers les autres et je parle beaucoup. Je suis souriant et je tente d’être toujours positif 🙂 ».

Si une chaîne commande une saison 1 des « Âmes libres » et que le succès est au rendez-vous, seriez-vous partant pour une suite ?

« Si l’histoire est intéressante à défendre, je signe tout de suite ! La fin du 6ème épisode, écrite avec Eric Martzloff, est une ouverture pour une saison 2. Nous avons fait un cliffhanger très fort pour enchaîner une nouvelle salve d’épisodes si le public est au rendez-vous. Je suis quelqu’un de fidèle dans ma vie personnelle comme professionnelle. Je suis sur la communication de Plus belle la vie depuis 2004 et je suis toujours aussi séduit. Je n’ai pas peur d’interpréter un personnage récurrent. Mon envie est d’ailleurs devenir le nouveau visage de TF1 (une chaîne que j’affectionne particulièrement) pour la fiction française. Je souhaite également participer à d’autres programmes de la chaîne ainsi qu’à la « Tournée TF1 » qui, je trouve, est le meilleur moyen d’être au plus près des gens. J’envisage enfin de collaborer avec France Télévisions sur certaines séries comme la collection « Meurtres à… ». Ma valise est prête ! ».

Pensez-vous pouvoir gérer la notorité dans la presse en cas de succès ?

« Sans aucun doute. Je suis passé par la presse écrite. Je connais le fonctionnement par coeur. J’ai un bon feeling avec de nombreuses personnes du milieu. Je ne souhaite pas être surmédiatisé mais j’ai envie d’utiliser mon image pour parler de sujets qui me touchent comme l’homosexualité par exemple. Laetitia Milot le fait à la perfection pour l’Endométriose (notamment). Mon envie principale est de donner de ma personne pour faire passer des messages et aider les autres. J’aime me sentir utile. Je suis prêt à partager avec les gens des choses de ma vie privée. Quand on est populaire, c’est la règle. Ils pourront entrer dans mon quotidien même si je suis assez discret ».

Soutenez-vous des associations ?

« Tout à fait. Comme la chanteuse Jenifer (notamment), je soutiens l’association Le Refuge gérée par Nicolas Noguier et Frédéric Gal qui fait un travail remarquable pour aider les jeunes gays qui se font rejeter par leurs parents. La structure héberge temporairement les homosexuels et les aide psychologiquement et socialement. D’ailleurs, au cours d’un épisode des « Âmes libres » je parle de cette association pour la mettre encore plus en lumière et la faire découvrir au plus grand nombre. Je défends également ADMD (l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) ».